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Alerte aux vannes chinoises défectueuses : un problème de "traitement thermique"
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Alerte aux vannes chinoises défectueuses : un problème de "traitement thermique"
Alerte aux vannes chinoises défectueuses : un problème de "traitement thermique"
Alerte aux vannes chinoises défectueuses : un problème de "traitement thermique"
L'industrie pétrochimique française est menacée par des vannes défectueuses en provenance de Chine. Une épine dans le pied des complexes industriels, qui vont devoir démonter les vannes une à une.
Quel est le problème ?
"Censées résister à -10º, elles ne tiendraient que jusqu'à 5º. Il y a donc un vrai danger de fuites dans les usines où elles ont été posées" précise le quotidien La Provence. A l’origine de ce constat : une "micro-fuite", apparue en avril lors de la mise en place d'une vanne sur le site Total de Gonfreville. Les tests de Gonfreville ont révélé un défaut de résilience de la vanne aux basses températures.
"Les vannes défectueuses ont été fabriquées à partir de trois nuances d'acier", explique Stéphane Noël, chef du BSEI (Bureau de la Sécurité des Equipements Industriels) à la direction générale de la prévention des risques (Ministère de l'Ecologie). L'anomalie ne vient pas tant de la qualité de l'alliage en lui-même, mais de la façon dont la vanne a été fabriquée. "Le coulage du métal en fusion dans le moule demande une très forte technicité", explique le chef du BSEI. En cause notamment, la qualité du traitement thermique appliqué aux pièces. Lorsque l'acier ne présente pas "naturellement" les qualités mécaniques qui lui sont demandées, les fondeurs le portent à haute température puis font baisser la température dans un processus maîtrisé pour que l'acier se renforce.
Quel est le risque ?
Si ces fuites menacent un réseau d'eau potable, le risque est bien moindre que dans le cas d'un réseau de gaz. Pour ce dernier, le risque d'explosion est réel. Par précaution, le ministère de l'Environnement a dès lors demandé à plusieurs complexes pétrochimiques français de démonter ces vannes, pour vérifier leur qualité.
Que s'est-il passé à l'étape des contrôles?
Une directive européenne permet la libre circulation des équipements sous pression. Préalable à cette libre circulation, les pièces doivent être marquées CE, une attestation de conformité inscrite après vérification par un organisme notifié par l'ensemble des Etats membres : il s'agit ici du TUF, organisme de contrôle allemand. Le TUF fait des contrôles ponctuels, inopinés, ou par sondage. Mais le fabricant reste maître de son processus de fabrication. En avril, après l'incident de Gonfreville, le bureau des risques français s'est donc rapproché de son homologue allemand pour signaler ce dysfonctionnement. Très rapidement, le TUF a mené un audit inopiné chez l'importateur.
A quoi ressemblent ces vannes ?
Il s'agit notamment de "vannes à coin", de "robinets à soupape" et de "clapets à battants".
Où ont-elles été fabriquées ?
Les vannes ont été fabriquées dans plusieurs fonderies en Chine. "Aujourd'hui l'enjeu n'est pas de raisonner en termes de région du globe. Nous avons récemment dû de la même manière retirer des produits fabriqués en Italiedu marché", souligne Stéphane Noël.
Les produits a ont été importés puis commercialisés en France depuis 2006 par la société nordiste "Vannes Rigau", « un des grands noms de la robinetterie industrielle » créé en 1937, précise la société sur son site internet. L’usine a été rachetée par Sud robinetterie industrie (SRI), basée à Marseille, en 2005.
Quels sont les sites concernés?
SRI indique avoir vendu 6.500 vannes de ce type mais ignore le nombre d'entre elles qui équipent effectivement les sites pétrochimiques de France. Naphtachimie à Lavéra table sur une cinquantaine, le site Total de Gonfreville en Normandie estime pour sa part en avoir 2000. Une liste d'une vingtaine de sites est parvenue sur le bureau de la direction générale de la prévention des risques (Ministère de l'Ecologie), mais reste en cours d'instruction et n'est pas des plus significative : certains ne sont que des revendeurs. "Les services déconcentrés en région prennent actuellement contact avec les industriels pour identifier et localiser les sites concernés", indique Stéphane Noël.
Que vont faire les industriels ?
"6500 vannes sont potentiellement concernées. Il faut les remplacer au plus tôt," indique Stéphane Noël."Et tant qu'elles ne sont pas remplacées, il faut prendre les précautions nécessaires". En relation avec la société Rigau, des échanges standard de matériel sont d'ores et déjà en cours.
high security- Nombre de messages: 225
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Date d'inscription: 21/10/2008
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