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l’explosion du vapocraqueur de Total, le temps des questions
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l’explosion du vapocraqueur de Total, le temps des questions
Vingt-quatre heures après l’explosion du vapocraqueur de Total, le temps des questions
Créé le 16.07.09 à 18h11 | Mis à jour le 16.07.09 à 18h17
Des policiers inspectent l'usine de Total Petrochemicals à Carling (Moselle) après l'explosion qui y a eu lieu le 15 juillet 2009.
CARLING - Les syndicats se montrent inquiets sur l'avenir de leur usine...
«La question de fond maintenant, c’est de savoir pour quelles raisons il y a eu cet accident». Au lendemain de l’explosion du vapocraqueur de l’usine Total Petrochemicals France (TPF) en Moselle. Charles Foulard, responsable CGT chez Total ne cache pas ses inquiétudes. D’autant que selon les dernières informations, le vapocraqueur qui a explosé avait connu une défaillance deux jours plus tôt.
Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la raison d’effectuer un redémarrage manuel et non automatique de l’appareil. Sur RTL, Jean-Marc Robert, directeur de la sécurité du groupe: «on ne redémarre jamais ces installations automatiquement, on le fait partie par partie». Mais cela ne convainc pas Charles Foulard. «D’autres surchauffeurs ont des unités de redémarrage automatique», rétorque-t-il.
Troisième accident mortel chez Total
Mais surtout, la CFDT rappelle que le groupe Total en est - avec cette explosion - à son troisième accident mortel cette année. Le premier a eu lieu début janvier à la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) où un salarié a été retrouvé mort. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait respiré de l’hydrogène sulfuré. Quelques semaines plus tard, l’explosion d’un atelier de maintenance avait fait un mort et cinq blessés dans un atelier de maintenance de Mardyck (Nord).
Pour le moment, le groupe Total tente de rassurer les syndicats. Ce jeudi, Christophe de Margerie, le directeur général du groupe, et Philippe Goebel, le PDG de TPF, se sont rendus à Carling où ils ont reçu les délégués syndicaux locaux. «Ils ont confirmé leur volonté de redémarrer le vapocraqueur dès que possible», déclare, soulagé, Marc Blanc, délégué syndical de la FCE-CFDT. Joint par 20minutes.fr, il explique: «il y a une telle pression sur la pétrochimie en Lorraine qu’on avait peur que cette explosion ne mène à une fermeture du site».
Le redémarrage ne pourra avoir lieu avant les conclusions de l’enquête judiciaire qui doit déterminer les raisons de cet accident. Celles-ci sont très attendues à Carling, mais aussi dans d’autres usines pétrochimiques en France. A Mardyck, le maire délégué Gérard Blanchard tempère: «Cela fait 30 ans que le vapocraqueur est là, c’est rare qu’il n’ait pas quelque chose. Cela fait partie de notre quotidien». Il admet tout de même que depuis l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, «les gens sont plus concernés».
http://www.20minutes.fr/article/339072/France-Vingt-quatre-heures-apres-l-explosion-du-vapocraqueur-de-Total-le-temps-des-questions.php
Créé le 16.07.09 à 18h11 | Mis à jour le 16.07.09 à 18h17
Des policiers inspectent l'usine de Total Petrochemicals à Carling (Moselle) après l'explosion qui y a eu lieu le 15 juillet 2009.
CARLING - Les syndicats se montrent inquiets sur l'avenir de leur usine...
«La question de fond maintenant, c’est de savoir pour quelles raisons il y a eu cet accident». Au lendemain de l’explosion du vapocraqueur de l’usine Total Petrochemicals France (TPF) en Moselle. Charles Foulard, responsable CGT chez Total ne cache pas ses inquiétudes. D’autant que selon les dernières informations, le vapocraqueur qui a explosé avait connu une défaillance deux jours plus tôt.
Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la raison d’effectuer un redémarrage manuel et non automatique de l’appareil. Sur RTL, Jean-Marc Robert, directeur de la sécurité du groupe: «on ne redémarre jamais ces installations automatiquement, on le fait partie par partie». Mais cela ne convainc pas Charles Foulard. «D’autres surchauffeurs ont des unités de redémarrage automatique», rétorque-t-il.
Troisième accident mortel chez Total
Mais surtout, la CFDT rappelle que le groupe Total en est - avec cette explosion - à son troisième accident mortel cette année. Le premier a eu lieu début janvier à la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) où un salarié a été retrouvé mort. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait respiré de l’hydrogène sulfuré. Quelques semaines plus tard, l’explosion d’un atelier de maintenance avait fait un mort et cinq blessés dans un atelier de maintenance de Mardyck (Nord).
Pour le moment, le groupe Total tente de rassurer les syndicats. Ce jeudi, Christophe de Margerie, le directeur général du groupe, et Philippe Goebel, le PDG de TPF, se sont rendus à Carling où ils ont reçu les délégués syndicaux locaux. «Ils ont confirmé leur volonté de redémarrer le vapocraqueur dès que possible», déclare, soulagé, Marc Blanc, délégué syndical de la FCE-CFDT. Joint par 20minutes.fr, il explique: «il y a une telle pression sur la pétrochimie en Lorraine qu’on avait peur que cette explosion ne mène à une fermeture du site».
Le redémarrage ne pourra avoir lieu avant les conclusions de l’enquête judiciaire qui doit déterminer les raisons de cet accident. Celles-ci sont très attendues à Carling, mais aussi dans d’autres usines pétrochimiques en France. A Mardyck, le maire délégué Gérard Blanchard tempère: «Cela fait 30 ans que le vapocraqueur est là, c’est rare qu’il n’ait pas quelque chose. Cela fait partie de notre quotidien». Il admet tout de même que depuis l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, «les gens sont plus concernés».
http://www.20minutes.fr/article/339072/France-Vingt-quatre-heures-apres-l-explosion-du-vapocraqueur-de-Total-le-temps-des-questions.php
Re: l’explosion du vapocraqueur de Total, le temps des questions
Une information
judiciaire va être ouverte la semaine prochaine après l'explosion qui a
fait deux morts et six blessés mercredi 15 juillet sur la plate-forme
pétrochimique Total Petrochemicals France (TPF) à Carling (Moselle), a annoncé jeudi Philippe Leonardo, substitut à Sarreguemines.
Selon le juge, chargé de l'enquête judiciaire, "il est impossible de désigner un quelconque responsable" : "Cela
ne sera possible qu'après les très nombreuses auditions qui vont être
faites et l'analyse de très nombreux documents qui nous ont été soumis", a-t-il expliqué.
"POCHE DE GAZ"
Selon des informations données par des syndicats du site et
partiellement confirmées par des sources proches du dossier, une poche
de gaz serait à l'origine de l'explosion d'un surchauffeur, survenue
lors du rédémarrage du vapocraqueur n°1 qui avait été arrêté lundi à la
suite d'un orage.
"Les deux victimes, Maximilien Lemaire, un jeune en formation de 20 ans, et Jérôme Grifoul, un opérateur confirmé de 28 ans originaire de Dieuze (Moselle),
rallumaient à la main le surchauffeur lorsque la poche de gaz, qui
s'était formée on ne sait comment sous cette cuve de 30 tonnes, s'est
enflammée, provoquant la déflagration", a déclaré un responsable CGT sous le couvert de l'anonymat.
Auparavant à Paris, le directeur de la sécurité du groupe Total, Jean-Marc Jaubert, avait expliqué que le vapocraqueur n°1, pourtant rénové en 2001, avait connu "un incident électrique" dû aux orages de lundi. "Nous étions hier [mercredi] en phase de redémarrage", avait-il ajouté tout en excluant qu'un redémarrage trop rapide ait pu être la cause de l'accident.
Source http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/16/explosion-de-l-usine-total-une-information-va-etre-ouverte_1219740_3224.html#ens_id=1219258&xtor=RSS-3208
Secu Entre Nous- Nombre de messages: 373
Points: 771
Date d'inscription: 21/05/2009
Les salariés de Total inquiets de leur avenir, une information ouverte
Explosion de carling (moselle)
Les salariés de Total inquiets de leur avenir, une information ouverte
le 17.07.2009
Le grave accident qui s'est produit mercredi à l'usine
Total Petrochemicals France (TPF) de Carling en Moselle (deux morts,
six blessés) faisait craindre hier pour les quelque 1 200 emplois de la
plate-forme mosellane où est également présent le fabricant d'acrylique
Arkema. Bien que la direction se soit voulue rassurante sur la
pérennité du site industriel, frappé par quatre plans de
restructuration depuis 2006, les syndicats CFDT, CGT et FO ont vivement
réagi en déplorant des accidents à répétition dans le groupe Total.
Selon la CGT, « l'accident a lieu sur un site industriel fortement
impacté par les choix financiers de Total qui imposent une
restructuration avec suppressions d'emplois, déstabilisant les équipes
de travail ». Côté enquête, une information judiciaire sera ouverte la
semaine prochaine avec un ou plusieurs juges d'instruction.

Cixot- Moderateur

-
Nombre de messages: 605
Points: 1154
Date d'inscription: 01/09/2008
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